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Eglise Notre Dame de l’Assomption et Saint-Joseph

Construite à l’emplacement d’une église qui était une ancienne paillote édifiée en 1640, sur un terrain fournie par M. La Vallée. Elle date du XVII è siècle.

Le clocher comporte 3 cloches : Louise - Joséphine - Caroline sur lesquelles sont gravés les noms des parrains et marraines.

La première porte les inscriptions suivantes :
Paroisse du Fonds Saint Denis - Martinique Placée sous le patronage de Saint Jean Baptiste où fut fondée dans l’année MDCCCLXIII par le digne et vénéré Mr l’ Abbé P. Guesdon, Vicaire général, Administrateur du Diocèse. Le siège vacant La première école agricole dont Direction est confié à notre bien aimé Curé, Monsieur l’Abbé Claussade. Précieux souvenir offert par les paroissiens.
Octobre MDCCCLXVI
CORNILLE HAWARD VILLEDIEU
Refondue en l’An MDCCCCCLXIII
Pour la paroisse de Case-Pilote,
Je chante la gloire de Dieu.



La deuxième :
Pour l’homme seul, je chante et je pleure et je prie et c’est pour faire entendre à Dieu les grâces qu’il implore et les besoins qu’il crée que je voudrais briser mon cœur mélodieux.

G & L BULLES, fondeurs de cloches à Orléans (France) 1922

mon nom est « Joséphine », mon parrain , Monsieur Raoul de Jaham, ma marraine, Madame Victor Sévère.

L’Abbé J. Rennard, curé de la paroisse de Case-Pilote.




La troisième : Née en 1870 à Lyon, appelée « Caroline », ma voix, un jour se brise. Refondue en 1957, par Cornille HAWARD, à Villedieu les Poiles (Manche), je fus baptisée, « Anne Caroline ». J’ai pour parrain et marraine, Monsieur André de Jaham et Madame André Dorn.
Le Révérant Père Etienne Robillard étant Curé de la paroisse et Monsieur Roger Sarotte, Maire.
Je chante la gloire de Dieu dans le ciel de Case-Pilote.
Sur le fronton de la porte, figure la coquille des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, en bois sculpté. La nef comporte de chaque côté trois ouvertures plein cintre. Une maçonnerie accolée à l’angle du mur de droite et du transept enferme la chaire à prêcher ; chaque transept comporte un porte permettant l’accès au cimetière.


Le chœur est éclairé par deux baies percées dans les murs de droite et de gauche. La sacristie est accolée au chevet plat et sa couverture à un seul pan , elle prolonge la croupe de la nef.

Entrons dans l’édifice :
Les derniers travaux réalisés ont rétabli la tribune à son emplacement d’origine. Elle comprend maintenant deux travées soutenues par 12 colonnes cannelées de plan carré, reliées entre elles par des croix de Saint André. Un escalier dans l’angle de gauche donne accès à la partie supérieure du beffroi.

La charpente est visible dans la plus grande partie de l’édifice à l’exception du chœur. Ses 40 chevrons renversés lui donne l’apparence d’une carène de navire renversée.

La voûte en berceau au-dessus du chœur est peinte, composée de sept quartiers séparés par des baguettes dorées - elle est agrémentée de rinceaux et d’arabesques bleues sur fond beige. Ce décor datant de 1863, a été réalisé par H. Deymier.

Dans les transepts, se trouvent deux petits autels dédiés respectivement à Saint Joseph et à l’Immaculée Conception.

Le maître autel du chœur, en marbre blanc, ré haussé de motif en cuivre doré fut mis en place lors de la restauration de 1860.

Ce chœur est surélevé de 2 marches et séparé de la nef par une belle table de communion en fonte moulée.

Le sol est de marbre noir et blanc autour de l’autel, il date de la même époque.

Dans la nef et le transept, le carrelage provient de la région de Viviers dans l’Ardèche. Par endroit, on peut y découvrir des carreaux de terre cuite, témoignage de l’ancien sol.

Il faut noter la beauté du bénitier en marbre. La cuve supportée par un pied galbé et renflé, agrémenté de marbre rouge et noir, des feuilles d’acanthe stylisées et volutes complètent son décor.

Les fonds baptismaux sont en marbre polie, de couleur grise veinés de rouge et de noir.

Vous pouvez admirer différents tableaux :
Tableaux :
Sainte Marie-Madeleine (XVII - XVII è siècle).
La Sainte Famille (fin du XVIIIè siècle - début du XIX è siècle) - parfois appelé Assomption.

Armoiries (XIX è siècle) - ce panneau fait partie d’un triptyque aux armes des papes Pie X et Léon XIII et de Mgr Alfred de Cormont (6ème évêque de Saint-Pierre et de Fort-de-France).
Voûte (1863) - peintre : Deymier en bois peint

Mosaïque représentant le Baptême du Christ (1950) - en porcelaine, faïence et verre (Dom Nicolas Boer, moine Hollandais qui a séjourné à Saint-Pierre de 1953 à 1957 pour apprendre aux bénédictins le chant grégorien).

Elle est constituée de tessons de vaisselle, brûlés lors de l’éruption de la montagne Pelée en 1902.




 
 
 

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